Lectures de la Bible
lundi 13 avril
Ce site vous propose le texte intégral de la Bible, dans la traduction de Louis Segonds (1910).
Un plan de lecture de la Bible sur une durée d'une année vous est proposé ici, avec chaque jour un extrait de l'Ancien Testament, un Psaume, un extrait des Proverbes et un extrait du Nouveau Testament.
Livre de Job, 12
Reproche de Job à ses amis
[1]
Job prit la parole et dit :
[2]
On dirait, en vérité, que le genre humain c'est vous, Et qu'avec vous doit mourir la sagesse.
[3]
J'ai tout aussi bien que vous de l'intelligence, moi, Je ne vous suis point inférieur ; Et qui ne sait les choses que vous dites ?
[4]
Je suis pour mes amis un objet de raillerie, Quand j'implore le secours de Dieu ; Le juste, l'innocent, un objet de raillerie !
[5]
Au malheur le mépris ! c'est la devise des heureux ; A celui dont le pied chancelle est réservé le mépris.
[6]
Il y a paix sous la tente des pillards, Sécurité pour ceux qui offensent Dieu, Pour quiconque se fait un dieu de sa force.
[7]
Interroge les bêtes, elles t'instruiront, Les oiseaux du ciel, ils te l'apprendront ;
[8]
Parle à la terre, elle t'instruira ; Et les poissons de la mer te le raconteront.
[9]
Qui ne reconnaît chez eux la preuve Que la main de l'Éternel a fait toutes choses ?
[10]
Il tient dans sa main l'âme de tout ce qui vit, Le souffle de toute chair d'homme.
[11]
L'oreille ne discerne-t-elle pas les paroles, Comme le palais savoure les aliments ?
[12]
Dans les vieillards se trouve la sagesse, Et dans une longue vie l'intelligence.
Job affirme la puissance de Dieu
[13]
En Dieu résident la sagesse et la puissance. Le conseil et l'intelligence lui appartiennent.
[14]
Ce qu'il renverse ne sera point rebâti, Celui qu'il enferme ne sera point délivré.
[15]
Il retient les eaux et tout se dessèche ; Il les lâche, et la terre en est dévastée.
[16]
Il possède la force et la prudence ; Il maîtrise celui qui s'égare ou fait égarer les autres.
[17]
Il emmène captifs les conseillers ; Il trouble la raison des juges.
[18]
Il délie la ceinture des rois, Il met une corde autour de leurs reins.
[19]
Il emmène captifs les sacrificateurs ; Il fait tomber les puissants.
[20]
Il ôte la parole à ceux qui ont de l'assurance ; Il prive de jugement les vieillards.
[21]
Il verse le mépris sur les grands ; Il relâche la ceinture des forts.
[22]
Il met à découvert ce qui est caché dans les ténèbres, Il produit à la lumière l'ombre de la mort.
[23]
Il donne de l'accroissement aux nations, et il les anéantit ; Il les étend au loin, et il les ramène dans leurs limites.
[24]
Il enlève l'intelligence aux chefs des peuples, Il les fait errer dans les déserts sans chemin ;
[25]
Ils tâtonnent dans les ténèbres, et ne voient pas clair ; Il les fait errer comme des gens ivres.
Livre de Job, 13
Job veut plaider sa cause devant Dieu
Job 32, 3
Et sa colère s'enflamma contre ses trois amis, parce qu'ils ne trouvaient rien à répondre et que néanmoins ils condamnaient Job.
[1]
Voici, mon œil a vu tout cela, Mon oreille l'a entendu et y a pris garde.
[2]
Ce que vous savez, je le sais aussi, Je ne vous suis point inférieur.
[3]
Mais je veux parler au Tout Puissant, Je veux plaider ma cause devant Dieu ;
[4]
Car vous, vous n'imaginez que des faussetés, Vous êtes tous des médecins de néant.
[5]
Que n'avez-vous gardé le silence ? Vous auriez passé pour avoir de la sagesse.
[6]
Écoutez, je vous prie, ma défense, Et soyez attentifs à la réplique de mes lèvres.
[7]
Direz-vous en faveur de Dieu ce qui est injuste, Et pour le soutenir alléguerez-vous des faussetés ?
[8]
Voulez-vous avoir égard à sa personne ? Voulez-vous plaider pour Dieu ?
[9]
S'il vous sonde, vous approuvera-t-il ? Ou le tromperez-vous comme on trompe un homme ?
[10]
Certainement il vous condamnera, Si vous n'agissez en secret que par égard pour sa personne.
[11]
Sa majesté ne vous épouvantera-t-elle pas ? Sa terreur ne tombera-t-elle pas sur vous ?
[12]
Vos sentences sont des sentences de cendre, Vos retranchements sont des retranchements de boue.
[13]
Taisez-vous, laissez-moi, je veux parler ! Il m'en arrivera ce qu'il pourra.
[14]
Pourquoi saisirais-je ma chair entre les dents ? J'exposerai plutôt ma vie.
[15]
Voici, il me tuera ; je n'ai rien à espérer ; Mais devant lui je défendrai ma conduite.
[16]
Cela même peut servir à mon salut, Car un impie n'ose paraître en sa présence.
[17]
Écoutez, écoutez mes paroles, Prêtez l'oreille à ce que je vais dire.
[18]
Me voici prêt à plaider ma cause ; Je sais que j'ai raison.
[19]
Quelqu'un disputera-t-il contre moi ? Alors je me tais, et je veux mourir.
[20]
Seulement, accorde-moi deux choses Et je ne me cacherai pas de loin de ta face :
[21]
Retire ta main de dessus moi, Et que tes terreurs ne me troublent plus.
[22]
Puis appelle, et je répondrai, Ou si je parle, réponds-moi !
[23]
Quel est le nombre de mes iniquités et de mes péchés ? Fais-moi connaître mes transgressions et mes péchés.
[24]
Pourquoi caches-tu ton visage, Et me prends-tu pour ton ennemi ?
[25]
Veux-tu frapper une feuille agitée ? Veux-tu poursuivre une paille desséchée ?
[26]
Pourquoi m'infliger d'amères souffrances, Me punir pour des fautes de jeunesse ?
[27]
Pourquoi mettre mes pieds dans les ceps, Surveiller tous mes mouvements, Tracer une limite à mes pas,
[28]
Quand mon corps tombe en pourriture, Comme un vêtement que dévore la teigne ?
Livre de Job, 14
Job décrit la misère de l'homme
Ps 90, 1
Prière de Moïse, homme de Dieu. Seigneur ! tu as été pour nous un refuge, De génération en génération.
Ex 9, 3
voici, la main de l'Éternel sera sur tes troupeaux qui sont dans les champs, sur les chevaux, sur les ânes, sur les chameaux, sur les bœufs et sur les brebis ; il y aura une mortalité très grande.
Ps 90, 1
Prière de Moïse, homme de Dieu. Seigneur ! tu as été pour nous un refuge, De génération en génération.
Ps 49, 15
Comme un troupeau, ils sont mis dans le séjour des morts, La mort en fait sa pâture ; Et bientôt les hommes droits les foulent aux pieds, Leur beauté s'évanouit, le séjour des morts est leur demeure.
[1]
L'homme né de la femme ! Sa vie est courte, sans cesse agitée.
[2]
Il naît, il est coupé comme une fleur ; Il fuit et disparaît comme une ombre.
[3]
Et c'est sur lui que tu as l'œil ouvert ! Et tu me fais aller en justice avec toi !
[4]
Comment d'un être souillé sortira-t-il un homme pur ? Il n'en peut sortir aucun.
[5]
Si ses jours sont fixés, si tu as compté ses mois, Si tu en as marqué le terme qu'il ne saurait franchir,
[6]
Détourne de lui les regards, et donne-lui du relâche, Pour qu'il ait au moins la joie du mercenaire à la fin de sa journée.
[7]
Un arbre a de l'espérance : Quand on le coupe, il repousse, Il produit encore des rejetons ;
[8]
Quand sa racine a vieilli dans la terre, Quand son tronc meurt dans la poussière,
[9]
Il reverdit à l'approche de l'eau, Il pousse des branches comme une jeune plante.
[10]
Mais l'homme meurt, et il perd sa force ; L'homme expire, et où est-il ?
[11]
Les eaux des lacs s'évanouissent, Les fleuves tarissent et se dessèchent ;
[12]
Ainsi l'homme se couche et ne se relèvera plus, Il ne se réveillera pas tant que les cieux subsisteront, Il ne sortira pas de son sommeil.
[13]
Oh ! si tu voulais me cacher dans le séjour des morts, M'y tenir à couvert jusqu'à ce que ta colère fût passée, Et me fixer un terme auquel tu te souviendras de moi !
[14]
Si l'homme une fois mort pouvait revivre, J'aurais de l'espoir tout le temps de mes souffrances, Jusqu'à ce que mon état vînt à changer.
[15]
Tu appellerais alors, et je te répondrais, Tu languirais après l'ouvrage de tes mains.
[16]
Mais aujourd'hui tu comptes mes pas, Tu as l'œil sur mes péchés ;
[17]
Mes transgressions sont scellées en un faisceau, Et tu imagines des iniquités à ma charge.
[18]
La montagne s'écroule et périt, Le rocher disparaît de sa place,
[19]
La pierre est broyée par les eaux, Et la terre emportée par leur courant ; Ainsi tu détruis l'espérance de l'homme.
[20]
Tu es sans cesse à l'assaillir, et il s'en va ; Tu le défigures, puis tu le renvoies.
[21]
Que ses fils soient honorés, il n'en sait rien ; Qu'ils soient dans l'abaissement, il l'ignore.
[22]
C'est pour lui seul qu'il éprouve de la douleur en son corps, C'est pour lui seul qu'il ressent de la tristesse en son âme.
Livre de Job, 15
Eliphaz compare Job à un méchant
Ps 51, 7
Voici, je suis né dans l'iniquité, Et ma mère m'a conçu dans le péché.
[1]
Éliphaz de Théman prit la parole et dit :
[2]
Le sage répond-il par un vain savoir ? Se gonfle-t-il la poitrine du vent d'orient ?
[3]
Est-ce par d'inutiles propos qu'il se défend ? Est-ce par des discours qui ne servent à rien ?
[4]
Toi, tu détruis même la crainte de Dieu, Tu anéantis tout mouvement de piété devant Dieu.
[5]
Ton iniquité dirige ta bouche, Et tu prends le langage des hommes rusés.
[6]
Ce n'est pas moi, c'est ta bouche qui te condamne. Ce sont tes lèvres qui déposent contre toi.
[7]
Es-tu né le premier des hommes ? As-tu été enfanté avant les collines ?
[8]
As-tu reçu les confidences de Dieu ? As-tu dérobé la sagesse à ton profit ?
[9]
Que sais-tu que nous ne sachions pas ? Quelle connaissance as-tu que nous n'ayons pas ?
[10]
Il y a parmi nous des cheveux blancs, des vieillards, Plus riches de jours que ton père.
[11]
Tiens-tu pour peu de chose les consolations de Dieu, Et les paroles qui doucement se font entendre à toi ?...
[12]
Où ton cœur t'entraîne-t-il, Et que signifie ce roulement de tes yeux ?
[13]
Quoi ! c'est contre Dieu que tu tournes ta colère Et que ta bouche exhale de pareils discours !
[14]
Qu'est-ce que l'homme, pour qu'il soit pur ? Celui qui est né de la femme peut-il être juste ?
[15]
Si Dieu n'a pas confiance en ses saints, Si les cieux ne sont pas purs devant lui,
[16]
Combien moins l'être abominable et pervers, L'homme qui boit l'iniquité comme l'eau !
[17]
Je vais te parler, écoute-moi ! Je raconterai ce que j'ai vu,
[18]
Ce que les sages ont fait connaître, Ce qu'ils ont révélé, l'ayant appris de leurs pères.
[19]
A eux seuls appartenait le pays, Et parmi eux nul étranger n'était encore venu.
[20]
Le méchant passe dans l'angoisse tous les jours de sa vie, Toutes les années qui sont le partage de l'impie.
[21]
La voix de la terreur retentit à ses oreilles ; Au sein de la paix, le dévastateur va fondre sur lui ;
[22]
Il n'espère pas échapper aux ténèbres, Il voit l'épée qui le menace ;
[23]
Il court çà et là pour chercher du pain, Il sait que le jour des ténèbres l'attend.
[24]
La détresse et l'angoisse l'épouvantent, Elles l'assaillent comme un roi prêt à combattre ;
[25]
Car il a levé la main contre Dieu, Il a bravé le Tout Puissant,
[26]
Il a eu l'audace de courir à lui Sous le dos épais de ses boucliers.
[27]
Il avait le visage couvert de graisse, Les flancs chargés d'embonpoint ;
[28]
Et il habite des villes détruites, Des maisons abandonnées, Sur le point de tomber en ruines.
[29]
Il ne s'enrichira plus, sa fortune ne se relèvera pas, Sa prospérité ne s'étendra plus sur la terre.
[30]
Il ne pourra se dérober aux ténèbres, La flamme consumera ses rejetons, Et Dieu le fera périr par le souffle de sa bouche.
[31]
S'il a confiance dans le mal, il se trompe, Car le mal sera sa récompense.
[32]
Elle arrivera avant le terme de ses jours, Et son rameau ne verdira plus.
[33]
Il sera comme une vigne dépouillée de ses fruits encore verts, Comme un olivier dont on a fait tomber les fleurs.
[34]
La maison de l'impie deviendra stérile, Et le feu dévorera la tente de l'homme corrompu.
[35]
Il conçoit le mal et il enfante le mal, Il mûrit dans son sein des fruits qui le trompent.
Psaumes, 91
Protection toute suffisante de Dieu
Pr 18, 10
Le nom de l'Éternel est une tour forte ; Le juste s'y réfugie, et se trouve en sûreté.
Job 5, 19
Six fois il te délivrera de l'angoisse, Et sept fois le mal ne t'atteindra pas.
Ps 121, 1
Cantique des degrés. Je lève mes yeux vers les montagnes... D'où me viendra le secours ?
Ps 34, 1
De David. Lorsqu'il contrefit l'insensé en présence d'Abimélec, et qu'il s'en alla chassé par lui.
Ps 62, 1
Au chef des chantres. D'après Jeduthun. Psaume de David.
De 33, 12
Sur Benjamin il dit : C'est le bien-aimé de l'Éternel, Il habitera en sécurité auprès de lui ; L'Éternel le couvrira toujours, Et résidera entre ses épaules.
[1]
Celui qui demeure sous l'abri du Très Haut Repose à l'ombre du Tout Puissant.
[2]
Je dis à l'Éternel : Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie !
[3]
Car c'est lui qui te délivre du filet de l'oiseleur, De la peste et de ses ravages.
[4]
Il te couvrira de ses plumes, Et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse.
[5]
Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, Ni la flèche qui vole de jour,
[6]
Ni la peste qui marche dans les ténèbres, Ni la contagion qui frappe en plein midi.
[7]
Que mille tombent à ton côté, Et dix mille à ta droite, Tu ne seras pas atteint ;
[8]
De tes yeux seulement tu regarderas, Et tu verras la rétribution des méchants.
[9]
Car tu es mon refuge, ô Éternel ! Tu fais du Très Haut ta retraite.
[10]
Aucun malheur ne t'arrivera, Aucun fléau n'approchera de ta tente.
[11]
Car il ordonnera à ses anges De te garder dans toutes tes voies ;
[12]
Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.
[13]
Tu marcheras sur le lion et sur l'aspic, Tu fouleras le lionceau et le dragon.
[14]
Puisqu'il m'aime, je le délivrerai ; Je le protégerai, puisqu'il connaît mon nom.
[15]
Il m'invoquera, et je lui répondrai ; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et je le glorifierai.
[16]
Je le rassasierai de longs jours, Et je lui ferai voir mon salut.
Proverbes, 26
[24]
Par ses lèvres celui qui hait se déguise, Et il met au dedans de lui la tromperie.
[25]
Lorsqu'il prend une voix douce, ne le crois pas, Car il y a sept abominations dans son cœur.
[26]
S'il cache sa haine sous la dissimulation, Sa méchanceté se révélera dans l'assemblée.
Evangile selon Jean, 1
[19]
Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ?
[20]
Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu'il n'était pas le Christ.
[21]
Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? es-tu Elie ? Et il dit : Je ne le suis point. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non.
[22]
Ils lui dirent alors : Qui es-tu ? afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même ?
[23]
Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Esaïe, le prophète.
[24]
Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.
[25]
Ils lui firent encore cette question : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ, ni Elie, ni le prophète ?
[26]
Jean leur répondit : Moi, je baptise d'eau, mais au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas,
[27]
(1-26) qui vient après moi ; (1-27) je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers.
[28]
Ces choses se passèrent à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait.
Le baptême de Jésus
Mt 3, 13
Alors Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui.
[29]
Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.
[30]
C'est celui dont j'ai dit : Après moi vient un homme qui m'a précédé, car il était avant moi.
[31]
Je ne le connaissais pas, mais c'est afin qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptiser d'eau.
[32]
Jean rendit ce témoignage : J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et s'arrêter sur lui.
[33]
Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser d'eau, celui-là m'a dit : Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrêter, c'est celui qui baptise du Saint-Esprit.
[34]
Et j'ai vu, et j'ai rendu témoignage qu'il est le Fils de Dieu.
[35]
Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ;
[36]
et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l'Agneau de Dieu.
[37]
Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus.
[38]
Jésus se retourna, et voyant qu'ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu ?
[39]
Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était environ la dixième heure.
Les premiers disciples
Mc 1, 16
Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs.
Lu 5, 1
Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu,
Mt 4, 18
Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs.
Ps 112, 4
La lumière se lève dans les ténèbres pour les hommes droits, Pour celui qui est miséricordieux, compatissant et juste.
[40]
André, frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
[41]
Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie ce qui signifie Christ.
[42]
Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l'ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas ce qui signifie Pierre.
[43]
Le lendemain, Jésus voulut se rendre en Galilée, et il rencontra Philippe. Il lui dit : Suis-moi.
[44]
Philippe était de Bethsaïda, de la ville d'André et de Pierre.
[45]
Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit : Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph.
[46]
Nathanaël lui dit : Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? Philippe lui répondit : Viens, et vois.
[47]
Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui : Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n'y a point de fraude.
[48]
D'où me connais-tu ? lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit : Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu.
[49]
Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël.
[50]
Jésus lui répondit : Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois ; tu verras de plus grandes choses que celles-ci.
[51]
Et il lui dit : En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme.