La Bible

Lectures de la Bible
dimanche 12 avril

Ce site vous propose le texte intégral de la Bible, dans la traduction de Louis Segonds (1910).

Un plan de lecture de la Bible sur une durée d'une année vous est proposé ici, avec chaque jour un extrait de l'Ancien Testament, un Psaume, un extrait des Proverbes et un extrait du Nouveau Testament.

Livre de Job, 8

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Bildad affime le châtiment de l'impie

 
Ps 92, 13 Les justes croissent comme le palmier, Ils s'élèvent comme le cèdre du Liban.
[1] Bildad de Schuach prit la parole et dit : [2] Jusqu'à quand veux-tu discourir de la sorte, Et les paroles de ta bouche seront-elles un vent impétueux ? [3] Dieu renverserait-il le droit ? Le Tout Puissant renverserait-il la justice ? [4] Si tes fils ont péché contre lui, Il les a livrés à leur péché. [5] Mais toi, si tu as recours à Dieu, Si tu implores le Tout Puissant ; [6] Si tu es juste et droit, Certainement alors il veillera sur toi, Et rendra le bonheur à ton innocente demeure ; [7] Ton ancienne prospérité semblera peu de chose, Celle qui t'est réservée sera bien plus grande.
 
Ps 37, 16 Mieux vaut le peu du juste Que l'abondance de beaucoup de méchants ;
[8] Interroge ceux des générations passées, Sois attentif à l'expérience de leurs pères. [9] Car nous sommes d'hier, et nous ne savons rien, Nos jours sur la terre ne sont qu'une ombre. [10] Ils t'instruiront, ils te parleront, Ils tireront de leur cœur ces sentences : [11] Le jonc croît-il sans marais ? Le roseau croît-il sans humidité ? [12] Encore vert et sans qu'on le coupe, Il sèche plus vite que toutes les herbes. [13] Ainsi arrive-t-il à tous ceux qui oublient Dieu, Et l'espérance de l'impie périra. [14] Son assurance est brisée, Son soutien est une toile d'araignée. [15] Il s'appuie sur sa maison, et elle n'est pas ferme ; Il s'y cramponne, et elle ne résiste pas. [16] Dans toute sa vigueur, en plein soleil, Il étend ses rameaux sur son jardin, [17] Il entrelace ses racines parmi les pierres, Il pénètre jusque dans les murailles ; [18] L'arrache-t-on du lieu qu'il occupe, Ce lieu le renie : Je ne t'ai point connu ! [19] Telles sont les délices que ses voies lui procurent. Puis sur le même sol d'autres s'élèvent après lui. [20] Non, Dieu ne rejette point l'homme intègre, Et il ne protège point les méchants. [21] Il remplira ta bouche de cris de joie, Et tes lèvres de chants d'allégresse. [22] Tes ennemis seront couverts de honte ; La tente des méchants disparaîtra.

Livre de Job, 9

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Job reconnaît le péché de l'homme

 
Ps 130, 3 Si tu gardais le souvenir des iniquités, Éternel, Seigneur, qui pourrait subsister ?
Ro 3, 19 Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.
Ps 147, 5 Notre Seigneur est grand, puissant par sa force, Son intelligence n'a point de limite.
Da 4, 34 Après le temps marqué, moi, Nebucadnetsar, je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J'ai béni le Très Haut, j'ai loué et glorifié celui qui vit éternellement, celui dont la domination est une domination éternelle, et dont le règne subsiste de génération en génération.
[1] Job prit la parole et dit : [2] Je sais bien qu'il en est ainsi ; Comment l'homme serait-il juste devant Dieu ? [3] S'il voulait contester avec lui, Sur mille choses il ne pourrait répondre à une seule. [4] A lui la sagesse et la toute-puissance : Qui lui résisterait impunément ? [5] Il transporte soudain les montagnes, Il les renverse dans sa colère. [6] Il secoue la terre sur sa base, Et ses colonnes sont ébranlées. [7] Il commande au soleil, et le soleil ne paraît pas ; Il met un sceau sur les étoiles. [8] Seul, il étend les cieux, Il marche sur les hauteurs de la mer. [9] Il a créé la Grande Ourse, l'Orion et les Pléiades, Et les étoiles des régions australes. [10] Il fait des choses grandes et insondables, Des merveilles sans nombre. [11] Voici, il passe près de moi, et je ne le vois pas, Il s'en va, et je ne l'aperçois pas. [12] S'il enlève, qui s'y opposera ? Qui lui dira : Que fais-tu ? [13] Dieu ne retire point sa colère ; Sous lui s'inclinent les appuis de l'orgueil. [14] Et moi, comment lui répondre ? Quelles paroles choisir ? [15] Quand je serais juste, je ne répondrais pas ; Je ne puis qu'implorer mon juge. [16] Et quand il m'exaucerait, si je l'invoque, Je ne croirais pas qu'il eût écouté ma voix, [17] Lui qui m'assaille comme par une tempête, Qui multiplie sans raison mes blessures, [18] Qui ne me laisse pas respirer, Qui me rassasie d'amertume. [19] Recourir à la force ? Il est Tout Puissant. A la justice ? Qui me fera comparaître ? [20] Suis-je juste, ma bouche me condamnera ; Suis-je innocent, il me déclarera coupable.
 
Ec 9, 1 Oui, j'ai appliqué mon cœur à tout cela, j'ai fait de tout cela l'objet de mon examen, et j'ai vu que les justes et les sages, et leurs travaux, sont dans la main de Dieu, et l'amour aussi bien que la haine ; les hommes ne savent rien : tout est devant eux.
Ex 8, 14 On les entassa par monceaux, et le pays fut infecté.
Ps 73, 13 C'est donc en vain que j'ai purifié mon cœur, Et que j'ai lavé mes mains dans l'innocence :
[21] Innocent ! Je le suis ; mais je ne tiens pas à la vie, Je méprise mon existence. [22] Qu'importe après tout ? Car, j'ose le dire, Il détruit l'innocent comme le coupable. [23] Si du moins le fléau donnait soudain la mort !... Mais il se rit des épreuves de l'innocent. [24] La terre est livrée aux mains de l'impie ; Il voile la face des juges. Si ce n'est pas lui, qui est-ce donc ? [25] Mes jours sont plus rapides qu'un courrier ; Ils fuient sans avoir vu le bonheur ; [26] Ils passent comme les navires de jonc, Comme l'aigle qui fond sur sa proie. [27] Si je dis : Je veux oublier mes souffrances, Laisser ma tristesse, reprendre courage, [28] Je suis effrayé de toutes mes douleurs. Je sais que tu ne me tiendras pas pour innocent. [29] Je serai jugé coupable ; Pourquoi me fatiguer en vain ? [30] Quand je me laverais dans la neige, Quand je purifierais mes mains avec du savon, [31] Tu me plongerais dans la fange, Et mes vêtements m'auraient en horreur. [32] Il n'est pas un homme comme moi, pour que je lui réponde, Pour que nous allions ensemble en justice. [33] Il n'y a pas entre nous d'arbitre, Qui pose sa main sur nous deux. [34] Qu'il retire sa verge de dessus moi, Que ses terreurs ne me troublent plus ; [35] Alors je parlerai et je ne le craindrai pas. Autrement, je ne suis point à moi-même.

Livre de Job, 10

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Job se croit assailli par Dieu sans cause

 
Es 50, 10 Quiconque parmi vous craint l'Éternel, Qu'il écoute la voix de son serviteur ! Quiconque marche dans l'obscurité et manque de lumière, Qu'il se confie dans le nom de l'Éternel, Et qu'il s'appuie sur son Dieu !
La 3, 31 Car le Seigneur Ne rejette pas à toujours.
[1] Mon âme est dégoûtée de la vie ! Je donnerai cours à ma plainte, Je parlerai dans l'amertume de mon âme. [2] Je dis à Dieu : Ne me condamne pas ! Fais-moi savoir pourquoi tu me prends à partie ! [3] Te paraît-il bien de maltraiter, De repousser l'ouvrage de tes mains, Et de faire briller ta faveur sur le conseil des méchants ? [4] As-tu des yeux de chair, Vois-tu comme voit un homme ? [5] Tes jours sont-ils comme les jours de l'homme, Et tes années comme ses années, [6] Pour que tu recherches mon iniquité, Pour que tu t'enquières de mon péché, [7] Sachant bien que je ne suis pas coupable, Et que nul ne peut me délivrer de ta main ? [8] Tes mains m'ont formé, elles m'ont créé, Elles m'ont fait tout entier... Et tu me détruirais ! [9] Souviens-toi que tu m'as façonné comme de l'argile ; Voudrais-tu de nouveau me réduire en poussière ? [10] Ne m'as-tu pas coulé comme du lait ? Ne m'as-tu pas caillé comme du fromage ? [11] Tu m'as revêtu de peau et de chair, Tu m'as tissé d'os et de nerfs ; [12] Tu m'as accordé ta grâce avec la vie, Tu m'as conservé par tes soins et sous ta garde. [13] Voici néanmoins ce que tu cachais dans ton coeur, Voici, je le sais, ce que tu as résolu en toi-même. [14] Si je pèche, tu m'observes, Tu ne pardonnes pas mon iniquité. [15] Suis-je coupable, malheur à moi ! Suis-je innocent, je n'ose lever la tête, Rassasié de honte et absorbé dans ma misère. [16] Et si j'ose la lever, tu me poursuis comme un lion, Tu me frappes encore par des prodiges. [17] Tu m'opposes de nouveaux témoins, Tu multiplies tes fureurs contre moi, Tu m'assailles d'une succession de calamités. [18] Pourquoi m'as-tu fait sortir du sein de ma mère ? Je serais mort, et aucun œil ne m'aurait vu ; [19] Je serais comme si je n'eusse pas existé, Et j'aurais passé du ventre de ma mère au sépulcre. [20] Mes jours ne sont-ils pas en petit nombre ? Qu'il me laisse, Qu'il se retire de moi, et que je respire un peu, [21] Avant que je m'en aille, pour ne plus revenir, Dans le pays des ténèbres et de l'ombre de la mort, [22] Pays d'une obscurité profonde, Où règnent l'ombre de la mort et la confusion, Et où la lumière est semblable aux ténèbres.

Livre de Job, 11

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Tsophar invite Job à s'éloigner de l'iniquité

 
Ro 11, 33 O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles ! Car
Ps 94, 8 Prenez-y garde, hommes stupides ! Insensés, quand serez-vous sages ?
[1] Tsophar de Naama prit la parole et dit : [2] Cette multitude de paroles ne trouvera-t-elle point de réponse, Et suffira-t-il d'être un discoureur pour avoir raison ? [3] Tes vains propos feront-ils taire les gens ? Te moqueras-tu, sans que personne te confonde ? [4] Tu dis : Ma manière de voir est juste, Et je suis pur à tes yeux. [5] Oh ! si Dieu voulait parler, S'il ouvrait les lèvres pour te répondre, [6] Et s'il te révélait les secrets de sa sagesse, De son immense sagesse, Tu verrais alors qu'il ne te traite pas selon ton iniquité. [7] Prétends-tu sonder les pensées de Dieu, Parvenir à la connaissance parfaite du Tout Puissant ? [8] Elle est aussi haute que les cieux : que feras-tu ? Plus profonde que le séjour des morts : que sauras-tu ? [9] La mesure en est plus longue que la terre, Elle est plus large que la mer. [10] S'il passe, s'il saisit, S'il traîne à son tribunal, qui s'y opposera ? [11] Car il connaît les vicieux, Il voit facilement les coupables. [12] L'homme, au contraire, a l'intelligence d'un fou, Il est né comme le petit d'un âne sauvage.
 
Es 55, 6 Cherchez l'Éternel pendant qu'il se trouve ; Invoquez-le, tandis qu'il est près.
[13] Pour toi, dirige ton cœur vers Dieu, Étends vers lui tes mains, [14] Éloigne-toi de l'iniquité, Et ne laisse pas habiter l'injustice sous ta tente. [15] Alors tu lèveras ton front sans tache, Tu seras ferme et sans crainte ; [16] Tu oublieras tes souffrances, Tu t'en souviendras comme des eaux écoulées. [17] Tes jours auront plus d'éclat que le soleil à son midi, Tes ténèbres seront comme la lumière du matin, [18] Tu seras plein de confiance, et ton attente ne sera plus vaine ; Tu regarderas autour de toi, et tu reposeras en sûreté. [19] Tu te coucheras sans que personne ne trouble, Et plusieurs caresseront ton visage. [20] Mais les yeux des méchants seront consumés ; Pour eux point de refuge ; La mort, voilà leur espérance !

Psaumes, 90

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Brièveté de la vie humaine

[1] Prière de Moïse, homme de Dieu. Seigneur ! tu as été pour nous un refuge, De génération en génération. [2] Avant que les montagnes fussent nées, Et que tu eussent créé la terre et le monde, D'éternité en éternité tu es Dieu. [3] Tu fais rentrer les hommes dans la poussière, Et tu dis : Fils de l'homme, retournez ! [4] Car mille ans sont, à tes yeux, Comme le jour d'hier, quand il n'est plus, Et comme une veille de la nuit. [5] Tu les emportes, semblables à un songe, Qui, le matin, passe comme l'herbe : [6] Elle fleurit le matin, et elle passe, On la coupe le soir, et elle sèche. [7] Nous sommes consumés par ta colère, Et ta fureur nous épouvante. [8] Tu mets devant toi nos iniquités, Et à la lumière de ta face nos fautes cachées. [9] Tous nos jours disparaissent par ton courroux ; Nous voyons nos années s'évanouir comme un son. [10] Les jours de nos années s'élèvent à soixante-dix ans, Et, pour les plus robustes, à quatre-vingts ans ; Et l'orgueil qu'ils en tirent n'est que peine et misère, Car il passe vite, et nous nous envolons. [11] Qui prend garde à la force de ta colère, Et à ton courroux, selon la crainte qui t'est due ? [12] Enseigne-nous à bien compter nos jours, Afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse. [13] Reviens, Éternel ! Jusques à quand ?... Aie pitié de tes serviteurs ! [14] Rassasie-nous chaque matin de ta bonté, Et nous serons toute notre vie dans la joie et l'allégresse. [15] Réjouis-nous autant de jours que tu nous as humiliés, Autant d'années que nous avons vu le malheur. [16] Que ton œuvre se manifeste à tes serviteurs, Et ta gloire sur leurs enfants ! [17] Que la grâce de l'Éternel, notre Dieu, soit sur nous ! Affermis l'ouvrage de nos mains, Oui, affermis l'ouvrage de nos mains !

Proverbes, 26

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[22] Les paroles du rapporteur sont comme des friandises, Elles descendent jusqu'au fond des entrailles. [23] Comme des scories d'argent appliquées sur un vase de terre, Ainsi sont des lèvres brûlantes et un cœur mauvais.

Evangile selon Jean, 1

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La Parole faite chair

[1] Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. [2] Elle était au commencement avec Dieu. [3] Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. [4] En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. [5] La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue. [6] Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean. [7] Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. [8] Il n'était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière. [9] Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. [10] Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a point connue. [11] Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue. [12] Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, [13] lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. [14] Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.

Témoignage de Jean-Baptiste

Jean-Baptiste
Jean-Baptiste
[15] Jean lui a rendu témoignage, et s'est écrié : C'est celui dont j'ai dit : Celui qui vient après moi m'a précédé, car il était avant moi. [16] Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce ; [17] car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. [18] Personne n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître.
 
 

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